SONIA-SOPHIE COURDEAU

Auteure de trois recueils de poésie et directrice d’un recueil de voix féminines (à paraître en 2024), j’ai complété une thèse de maîtrise en création où j’ai développé mon propre modèle d’intervention pour aider des femmes à se reconstruire par l’écriture. Spécialisée en écriture du trauma, j’ai animé des ateliers d’écriture en collaboration avec Santé mentale Québec – Rive Sud et accompagné une vingtaine de personnes dans l’écriture de leur histoire, que ce soit sous forme de roman, de récit autobiographique, de poésie, d’essai ou de livre de développement personnel.

Maman depuis septembre 2023, je poursuis l’écriture de mon quatrième recueil, où j’expose en toute vulnérabilité les défis de mon expérience émotionnelle sur le chemin de la maternité.

L’écriture, en particulier la poésie, me suit depuis ma tendre enfance. Elle m’a aidée à surmonter les épreuves les plus difficiles que j’ai eu à traverser, notamment la violence physique et psychologique et le deuil de ma meilleure amie.

Dans mon temps libre, j’aime marcher en nature, écrire dans des cafés et déguster des livres de développement personnel. Je suis fascinée par les grands espaces et les vols d’oiseaux.

MES LIVRES

Ce qui reste sans contour, Sudbury : Prise de parole, 2020

«Ce qui reste sans contour se nourrit de l’être brisé, cassé jusqu’au sang, par l’autre, cette indissociable part d’ombre qui couvre tout. Comme cette main qui hante tout le recueil, main ambiguë qui assume tous les rôles.

[…] s’il est bien une chose qu’il faut reconnaître ici, c’est que ce livre a su dépasser la dimension narcissique prétendue pour accéder à la littérature.

Un jour, une nuit, il y aura des cicatrices perméables où nous pourrons nous blottir sous la pluie, dit le texte. La lecture de ce recueil est l’exacte fissure qui pourrait bien ouvrir sur un bonheur renouvelé.»

Hugues Corriveau, Le Devoir, mars 2020

Comptine à rebours, Sudbury : Prise de parole, 2015

«[…] la chambre de la jeune fille reste la chambre de la fillette ; les symboles prennent des formes différentes selon l’âge. […] D’une scène quotidienne à une autre, en l’absence de temporalité mesurée, on acquiert l’impression de rencontrer un être complet, personnage central et pour ainsi dire en son centre, qui se construit selon une logique sélective et mémorielle, imaginaire et déjà vécue. […] Comptine à rebours se récite au rythme du sablier du temps, une fois dans un sens, une fois dans l’autre, comme de la poésie filtrée par un prisme déroutant.»

Catherine Parayre, Voix plurielles, 12.2 (2015)

À tire d’ailes, Sudbury : Prise de parole, 2011

«[…] des images fortes nous happent. Souvent liées à notre «train-train quotidien» banal — que ce soit la cigarette, la caisse ou la bouteille de bière, le coquelicot oublié sur un comptoir de salle de bains, des cataractes dessinées sur le pare-brise d’une voiture, un chaudron dans un lave-vaisselle, ou le cycle de la vie comparé à celui d’une machine à laver — les paroles de cette poète tricotent des métaphores sonores, solides et pourtant transparentes qui se font chair […], nous essoufflent de leurs cris projetés en échos / sur les flancs d’un ciel / dégagé / sans enceinte

Marguerite Andersen, Voix plurielles 10.1 (2013)

COURT-MÉTRAGE

Et si / What if / Hva om

Texte et narration : Sonia-Sophie Courdeau

Réalisation : Benoit Potvin

2020│8 min

UN PEU PLUS À MON SUJET

En 2012, j’ai remporté le prix de poésie Trillium pour mon tout premier recueil, À tire d’ailes, qui par la suite a été traduit en anglais. Depuis, j’ai signé deux autres ouvrages poétiques, Comptine à rebours et Ce qui reste sans contour.

Dans les dix dernières années, j’ai animé plusieurs ateliers en milieux communautaire et scolaire. L’un de mes plus grands plaisirs est de voir émerger la voix unique de chaque personne. Ma démarche est fondée sur le plaisir et l’intuition. Elle favorise la découverte de soi.

En 2013, après avoir obtenu un diplôme de premier cycle en littérature/psychologie et en éducation, j’ai complété un microprogramme de deuxième cycle en art-thérapie. C’est ce qui m’a éveillée au pouvoir transformateur de l’art sous toutes ses formes.

En 2018-2019, j’ai étudié le rôle de l’écriture dans le processus de guérison posttraumatique dans le cadre d’une thèse de maîtrise en création littéraire. J’y ai développé une méthode qui m’a permis d’avancer dans mon propre cheminement de croissance personnelle.

En 2022, j’ai offert une première série d’ateliers d’écriture en collaboration avec Santé mentale Québec – Rive Sud afin d’aider des femmes en situation de stress à renouer avec leur créativité. Pour plusieurs, cet atelier a été un coup de cœur qui leur a permis de tisser des liens authentiques en plus de remettre de la douceur, de la joie et du sens dans leur vie.