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Ce qui reste sans contour, Sudbury : Prise de parole, 2020. 55 p.

Disponible en librairie à partir du 25 février!

Mes doigts sont rouges.
Mes lèvres sont rouges.
Mes doigts sont trempés dans mon encre.
Mes mains s’agrippent à l’idée que j’ai de toi puis s’envolent.
S’enfuient.
À l’intérieur comme à l’extérieur de moi, les personnages ont quitté la scène sans verrouiller la porte.

Tout est à mobiliser : la tête, la gorge, les mains, le ventre. Le sexe. Le corps entier couve les souvenirs, donne naissance au poème. Sur la joue où il y eut griffure, on voit maintenant les traces d’une larme ou d’une caresse. Le corps se tient aux aguets, prêt à fuir et à réinventer le temps. Et la femme cherche, parmi les histoires, celle qu’il lui faudra écrire.

Dans Ce qui reste sans contour, troisième recueil de la poète, on assiste à l’évolution d’une jeune femme appelée à se reconstruire par l’écriture. En reprenant contact avec sa mémoire corporelle, la femme établit un dialogue avec l’autre partie en elle et parvient à transcender l’abus dont elle a été victime.

Le recueil s’inscrit dans une réflexion sur le rôle des procédés narratifs dans la redéfinition d’un sujet touché par un événement traumatique. Il rend hommage à la résilience de l’individu face à la violence ainsi qu’au pouvoir thérapeutique de l’art.

Source: Éditions Prise de parole


Comptine à rebours, Sudbury : Prise de parole, 2015. 59 p.

«[…] la chambre de la jeune fille reste la chambre de la fillette ; les symboles prennent des formes différentes selon l’âge. […] D’une scène quotidienne à une autre, en l’absence de temporalité mesurée, on acquiert l’impression de rencontrer un être complet, personnage central et pour ainsi dire en son centre, qui se construit selon une logique sélective et mémorielle, imaginaire et déjà vécue. […] Comptine à rebours se récite au rythme du sablier du temps, une fois dans un sens, une fois dans l’autre, comme de la poésie filtrée par un prisme déroutant.» Catherine Parayre, Voix plurielles, 12.2 (2015)


À tire d’ailes, Sudbury : Prise de parole, 2011. 70 p.

«[…] des images fortes nous happent. Souvent liées à notre «train-train quotidien» banal — que ce soit la cigarette, la caisse ou la bouteille de bière, le coquelicot oublié sur un comptoir de salle de bains, des cataractes dessinées sur le pare-brise d’une voiture, un chaudron dans un lave-vaisselle, ou le cycle de la vie comparé à celui d’une machine à laver — les paroles de cette poète tricotent des métaphores sonores, solides et pourtant transparentes qui se font chair […], nous essoufflent de leurs cris projetés en échos / sur les flancs d’un ciel / dégagé / sans enceinte.» Marguerite Andersen, Voix plurielles 10.1 (2013)


On Butterfly Wings, Toronto : Bookland Press, 2013, 63 p. 

Traduction d’À tire d’ailes signée Howard Scott